24H SERIES : Dunlop 24 Hours of Dubai
Médaille d’argent et top 15 général pour la Ford Mustang VDS Racing Adventures

 

C’est devenu une tradition sur la scène sportive internationale, la saison en circuit débute sur le Dubai Autodrome par un double tour d’horloge qui a de plus en plus la cote, officiellement baptisé Dunlop 24 Hours of Dubai.
Un événement auquel l’équipe belge VDS Racing Adventures de Raphaël van der Straten a pris l’excellente habitude de participer, et cette année, c’est la Ford Mustang FR500 GT3 qui était de la partie, confiée au journaliste-pilote Stéphane Lémeret, à l’expérimenté José Close, au nouveau-venu Kazim Al-Azhari, en plus bien sûr de Raphaël.
Engagée en catégorie SP2, la Mustang rouge rayée de blanc et de bleu se retrouvait confrontée à une grosse concurrence, ce qui ne l’a pas empêchée de boucler un nouveau double tour d’horloge…

« Comme l’avait annoncé Stéphane avant la course, nous étions assurément en mesure d’intégrer le top 5 final, explique Raphaël van der Straten. Ce week-end s’est déroulé de façon magnifique, si ce n’est des coupures de moteur qui nous ont handicapés pendant 16 heures. On a fini par mettre le doigt sur l’origine de ce mal mystérieux… après la course : un simple fil qui se déconnectait. Pour le reste, la Ford a une nouvelle fois tourné comme une horloge, et je suis particulièrement fier de la prestation du quatuor de pilotes et du reste de l’équipe. Nous étions dix à prendre soin de notre bolide, et le fait de monter une nouvelle fois sur le podium final en catégorie SP2 est une belle récompense pour tout le monde… »
Naguère point faible de la Mustang FR500 dans sa configuration GT3, le pont a parfaitement tenu, preuve que ce souci appartient désormais au passé… « Et pourtant, cette fois, ce pont a encaissé des chocs énormes, en raison des soucis électriques que nous avons rencontrés, poursuit Stéphane Lémeret. C’est sûr, il ne cassera plus jamais ! L’équipe a effectué un boulot formidable. Ce petit problème de coupures est d’autant plus dommage. Cette classe SP2, nous devions la remporter, et si nous n’avions pas parfois perdu jusqu’à 10 à 15 secondes au tour, la Mustang VDS Racing Adventures aurait créé la surprise au classement général, du moins juste derrière les grosses voitures… »
Bénéficiant d’une longue expérience des courses d’endurance, José Close découvrait le pilotage d’un bolide tel que la Mustang GT3.
Il est rentré au pays conquis et heureux… « Comment ne pas l’être ? Cette voiture a une gueule d’enfer, et cette première impression se confirme une fois que vous en prenez le volant. A fond de six en ligne droite, on prend un pied énorme ! Hormis les quelques GT2 présentes et la Mosler, nous étions parmi les plus rapides. Nous sommes restés très longtemps en tête de la classe SP2, et malgré les petits ennuis rencontrés, nous avons tout mis en œuvre pour maintenir la Mustang dans le top 15. Mission accomplie… le tout au sein d’une équipe où les rapports humains sont d’une importance capitale. Une sacrée expérience que j’aimerais forcément renouveler… »
Engagé sur le tard et sur place, peu de temps avant les essais libres de ces 24 Hours of Dubai, le local Kazim Al-Azhari est loin d’être un inconnu aux Emirats.
Quatre fois vainqueur du championnat organisé là-bas, il pilote habituellement une Corvette de la catégorie GT3. « Certains pilotes nous ont approchés sur place, et honnêtement, ils n’auraient pas pu s’intégrer à notre équipe, reprend Raphaël van der Straten. Il leur manquait notamment un sourire sur le visage. Et puis Kazim est arrivé, et son enthousiasme nous a inspiré confiance. Comme ses chronos étaient d’emblée bon, grâce notamment à sa connaissance des lieux, il s’est imposé comme un précieux atout d’un bout à l’autre de ces 24 Heures de Dubaï. Notre Mustang, il voulait absolument la piloter, et je pense qu’on le reverra par la suite sous la bannière VDS Racing Adventures…
Quant à l’évolution de ces Dunlop 24 Hours of Dubaï, Raphaël ne peut que s’en féliciter… quand bien même toute médaille a son revers… « Réunir 80 bolides, par les temps qui courent, c’est un vrai succès, et on ne peut que féliciter l’équipe Creventic d’avoir mis sur pied, en cinq éditions seulement, un tel rendez-vous incontournable. Tellement incontournable que des équipes comme IMSA Performance Matmut et AF Corse étaient de la partie avec des GT2. C’est peut-être chouette pour l’épreuve, mais nous sommes nombreux à penser que de tels bolides issus de la Le Mans Series et du FIA GT n’ont rien à faire là… Mais bon, c’est, quelque part la rançon de la gloire. Cela ne nous a pas empêchés d’officialiser dès ce week-end notre présence à Dubaï en janvier 2011. Et d’ici-là, beaucoup d’eau aura sans doute coulé sous les ponts… »

 

 

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