24 Heures de Dubai

 

Baptême du feu pour la VDS GT001-R, qui a atteint l’arrivée…

 

VDS GT001-RAvec à peine quelques heures d’essais dans les roues, la VDS GT001-R alignée par l’équipe VDS Racing Adventures a pris la direction des Emirats Arabes Unis, pour prendre part à sa première course, les 24 Heures de Dubaï.
Deux tours d’horloge plus tard, le bolide belge croisait le drapeau à damier, comme il est de tradition au sein des troupes de Raphaël van der Straten.
Certes, la partition n’a pas été parfaite, mais là n’était pas l’essentiel…


« Il va de soi que notre classement final n’est pas exceptionnel, mais ce qu’il faut retenir de cette première participation, c’est cette présence à l’arrivée, et la tonne d’informations que l’ensemble de l’équipe a récoltée, explique Raphaël. La participation de cette VDS était une vraie Première. Non seulement parce que cette GT001-R n’avait effectué que quelques heures d’essais sur circuit avant cette échéance, mais aussi parce que des gens qui n’ont jamais bossé ensemble ont appris à se connaître et à fonctionner en équipe. Les membres de l’équipe VDS Racing Adventures, bien sûr, mais aussi les hommes de Tony Gillet, et les motoristes de la société Ellegi Motori. Et cela a parfaitement marché, ce qui n’est pas la moindre des satisfactions… »

Avec Raphaël van der Straten, Benjamin Bailly, Thierry de Latre du Bosqueau et Erik Qvick aux commandes, la VDS GT001-R a affiché un joli potentiel, même si le travail de développement reste important.
« Pour une voiture qui n’a effectué ses premiers tours de roues qu’en octobre dernier, le fait de rallier l’arrivée de la course constitue une première belle récompense, enchaîne José Close, qui officiait en qualité de team-manager. Mais il y a encore du pain sur la planche, bien sûr. La voiture a fait ses maladies de jeunesse, mais elle a surtout affiché un potentiel important. Ce qui est prometteur pour la suite. »

Ce sont essentiellement des problèmes de jantes qui ont semé le doute au sein du team VDS Racing Adventures.
« J’étais au volant quand une des jantes arrière a cassé, raconte Raphaël. Et je me suis arrêté à… 20 centimètres du mur ! On a vérifié les autres jantes, histoire d’en avoir le cœur net, et on a découvert plusieurs fissures. On va renvoyer le tout au constructeur, afin qu’il revoie sa copie. Pour le reste, on a été contraint de remplacer la boîte de vitesses, dont une dent avait cassé en raison des chocs imposés par le système de changement de rapports avec les palettes au volant. Cela a pris du temps, car comme pour bien d’autres choses, on voulait avant tout comprendre, afin de préparer l’avenir. On a d’ailleurs profité de cette intervention, et d’autres, pour remplacer différents organes mécaniques par pure prévention, afin de vérifier leur résistance à l’effort. Et nous n’avons mis le doigt sur rien d’autre de fondamental. Ce qui est clairement bon signe. Je tiens aussi à signaler que la puissance du moteur était à son minimum à Dubaï, puisqu’on tirait seulement 465 chevaux de la mécanique Maserati. Elle peut bien sûr en délivrer davantage, mais l’essentiel, c’était de rouler le plus longtemps possible pour accumuler un max d’infos. Mission accomplie également… »

C’est à la mi-février que la VDS GT001-R sera de retour en Belgique. L’équipe de Raphaël van der Straten procédera alors au démontage total du bolide, afin d’en vérifier tous les organes. Ensuite, ce sont de nouvelles séances de tests qui figurent au programme.
Si tout se passe bien, les 12 Heures de Hongrie, qui se dérouleront les 5 et 6 avril, seront aussi au menu. Avant les 24 Heures de Spa, bien sûr, ainsi que les 24 Heures de Barcelone, début septembre.
D’ici-là, la VDS aura accompli des centaines de kilomètres, mais son pouvoir d’attraction sera toujours aussi fort, comme l’ensemble de l’équipe a largement pu s’en rendre compte à Dubaï. Non, la GT001-R ne laisse personne indifférent…


Vincent Franssen

VDS GT001-R
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